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Coup d’État 18 brumaire

Description de cette image, également commentée ci-dessous
Orangerie du parc de Saint-Cloud, coup d’État du 18-19 brumaire VIII. Le général Bonaparte au Conseil des Cinq-Cents, à Saint-Cloud. 10 novembre 1799 par François Bouchot, 1840, Château de Versailles.

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le coup d’État 18 brumaire VIII[[[[à] (9 novembre 1799), souvent abrégé en coup d’État 18 brumaire[[[[à], organisé par Emmanuel-Joseph Sieyès et exécuté par Napoléon Bonaparte, avec l’aide décisive de son frère Lucien, marque la fin du Directoire et de la Révolution française, et le début du Consulat. Si les événements déterminants se produisent 19 brumaire au château de Saint-Cloud, où se réunissaient le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens, c’est le 18 que la conspiration met en place les éléments nécessaires à l’intrigue.

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Sieyès souhaite renverser la Constitution de l’an III. Cela ne peut être révisé qu’après 9 années, il imagine un coup d’État.

Pour cela, il utilise la complicité du Conseil des Anciens, et oblige tous les députés à se rendre à Saint-Cloud, sous prétexte d’un danger jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées sont toujours sous la menace de la population parisienne. En déplaçant les assemblées, on s’assure que la population parisienne ne pourra pas intervenir. La ville de Paris sera fermée et sous le contrôle de la police, toute entrée ou sortie étant interdite.

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Le financement du coup d’État a été assuré par l’aide de financiers inquiets de l’instabilité politique, de la faillite de l’État et de la crise économique que le Directoire n’a pas pu contenir. Les banquiers Claude Périer et Jean-Frédéric Perrégaux, futurs fondateurs de la Banque de France, avancent des fonds[[[[1],[[[[2].

Il avait également besoin d’un soutien militaire, qu’il trouvait avec Bonaparte, qui commanderait les troupes à Paris et garderait le corps législatif. Ensuite, le Directoire doit s’effondrer pour permettre la rédaction d’une nouvelle Constitution. De cinq administrateurs, Sieyès, Roger Ducos et Barras démissionneraient, Moulin et Gohier seraient placés sous surveillance. Dans les préparatifs autant que dans l’exécution du coup d’État, Talleyrand jouera un rôle déterminant, utilisant toutes ses relations, persuadant Barras de se retirer, prenant des risques. Il est, selon son biographe, “l’exécuteur des œuvres basses”[[[[3].

Le coup d’État a été préparé à l’hôtel Beauharnais, domicile de Joséphine de Beauharnais, rue Chantereine à Paris, à peu près sur le site entre l’actuelle rue de la Victoire et la rue de Châteaudun.

Les députés devant décider du transfert le 18 brumaire VIII à Saint-Cloud, la plupart des événements se déroulent sur 19 brumaire VIII (10 novembre 1799). Les révisionnistes avaient prévu une démission collective des députés du Conseil des Cinq-Cents, mais les assemblées sont en retard car cette idée ne fait pas l’unanimité; deux jacobins en particulier ont refusé de démissionner. Bonaparte s’impatiente et décide d’intervenir.

17 brumaire an VIII (8 novembre 1799)[[[[Éditer | modifier le code]

Le 17 brumaire, à l’aube, le commandant de Paris François Joseph Lefebvre, les régiments de la garnison, les adjudants des quarante-huit sections sont invités à se rendre le lendemain à sept heures du matin dans la rue Chantereine, située dans le courant emplacement entre la rue de Châteaudun et la rue de la Victoire, où se trouvait la maison de Bonaparte. Cette réunion, attendue depuis le retour du général en chef, n’inspira aucune méfiance; en même temps sont également convoqués tous les officiers sur lesquels on peut compter. Chacun d’eux, croyant comme le public que le général allait partir pour l’armée d’Italie, trouva naturel qu’ils fussent sommés de leur donner des ordres.

18 brumaire an VIII (9 novembre 1799)[[[[Éditer | modifier le code]

7 heures[[[[Éditer | modifier le code]

Une foule d’officiers en grande tenue se rassembla devant la maison de Napoléon Bonaparte, rue Chantereine (rebaptisée, en son honneur, rue de la Victoire). Bonaparte les reçoit et leur donne une image très sombre de la France que les «pekins», les «avocats» ont amenée au bord du désastre.

8 heures[[[[Éditer | modifier le code]

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Session de Conseil des anciens à la Tuileries.

Un inspecteur de la salle déclare que les «anarchistes» sont prêts à renverser la représentation nationale et que, pour contrecarrer leur plan, il faut transporter les Conseils hors de Paris.

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A huit heures et demie, un messager du Conseil des Anciens remet à Napoléon Bonaparte le décret de transfert des assemblées qu’il fait lire à l’Assemblée:

«Le Conseil des Anciens, en vertu des articles 102, 103 et 104 de la Constitution, décrète ce qui suit:
1 ° Le corps législatif est transféré sur la commune de Saint-Cloud, les deux conseils y siégeront dans les deux ailes du palais.
2 ° Ils seront là demain, 19 brumaire, à midi. Toute continuation de fonctions, délibérations, est interdite ailleurs et avant ce terme.
3 ° Le général Bonaparte est responsable de l’exécution de ce décret. Le général commandant le 17e division militaire, la garde du corps législatif, la gardes nationaux sédentaires, les troupes de ligne qui sont dans la commune de Paris et 17e division militaire, sont immédiatement placés sous son commandement. Tous les citoyens lui prêteront main forte à la première réquisition.
4 ° Le général Bonaparte est appelé au sein du conseil pour y recevoir une expédition du présent décret et y prêter serment.
5 ° Ce décret sera imprimé, affiché, promulgué et envoyé à toutes les communes de la République par des courriers extraordinaires. ”

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Après cette lecture, suivi du cri unanime de “Vive Bonaparte!” Vive la République! », Le général en chef harangue les soldats présents. Dans cette proclamation envoyée aux armées, il leur dit:

“Soldats,
Le décret extraordinaire du conseil des anciens est conforme aux articles 102 et 103 de l’acte constitutionnel; il me remit le commandement de la ville et de l’armée. Je l’ai accepté pour soutenir les mesures qu’il va prendre, qui sont toutes en faveur du peuple. La République est mal gouvernée depuis deux ans: vous espériez que mon retour mettrait fin à tant de maux; vous soutiendrez votre général avec l’énergie, la fermeté, la confiance que j’ai toujours vu en vous. La liberté, la victoire et la paix ramèneront la République française au rang qu’elle occupait en Europe et que l’ineptie ou la trahison seules pourraient lui faire perdre.
Vive la République!

Le décret est voté, les Conseils siégeront le lendemain à Saint-Cloud. Bonaparte est nommé commandant de toutes les troupes et de la garde nationale de la 17e division militaire (Paris et banlieue).

Sur place, les chefs des quarante-huit sections reçoivent l’ordre de faire battre le général et de faire proclamer le décret dans tous les arrondissements de Paris. Pendant ce temps, Bonaparte se rend aux Tuileries à cheval, suivi d’un grand cortège de généraux et de soldats.

9 heures[[[[Éditer | modifier le code]

Admis avec son staff au conseil des anciens, il leur parle[[[[4]. Ce discours a été accueilli par de nombreux applaudissements et le nouveau commandant en chef allait passer en revue les troupes.

Par ses ordres, 10 000 hommes, commandés par le général Lannes, occupent les Tuileries (Conseil des Anciens); Postes luxembourgeois (siège de 5 administrateurs), l’École militaire, le Palais des Cinq-Cents (Palais Bourbon; les Cinq-Cents y siégeaient depuis janvier 1798, après avoir occupé le Manège), les Invalides, sont confiés à la garde des généraux Milhaud, Murat, Marmont , Berruyer.

Le général Lefebvre conserve le commandement du 17e division militaire, et Moreau lui-même accompagne Napoléon Bonaparte comme aide de camp.

Au Palais du Luxembourg, les directeurs Louis Gohier et Jean-François Moulin constatent qu’ils sont abandonnés par les trois autres et «gardés» par le général Moreau. Ces diverses mesures sont prises avec une telle habileté et promptitude que, à partir de dix heures du matin, les directeurs n’ont plus aucun pouvoir. Emmanuel-Joseph Sieyès et Roger Ducos, qui font partie du complot, se rendent en tant que simples citoyens au Conseil des Anciens. Barras, Gohier et Moulin voulurent d’abord résister: ils firent appeler le général Lefebvre pour lui donner des ordres. Ce dernier répondit qu’en vertu du décret, il ne connaissait d’autre supérieur que le général Bonaparte.

Enfin, Bonaparte, entouré d’une foule de généraux et de soldats, s’adressant indirectement aux membres du pouvoir exécutif, les apostrophes violemment dans la salle du Conseil (des Anciens).[[[[5].

11h00[[[[Éditer | modifier le code]

Au jardin des Tuileries, Bonaparte voyant Botot, le secrétaire de Paul Barras, lui adresse un discours resté célèbre: «Qu’as-tu fait de cette France que je t’avais laissée si brillante? “[réf. nécessaire]

12 heures[[[[Éditer | modifier le code]

le Conseil des cinq cents se réunit à Palais Bourbon (Assemblée nationale actuelle). Le président Lucien Bonaparte lit le décret de transfert à Saint-Cloud. Les Jacobins protestent en vain. Au Palais du Luxembourg, Paul Barras signe sa démission; Emmanuel-Joseph Sieyès et Roger Ducos ont déjà donné le leur.

14 heures[[[[Éditer | modifier le code]

Napoléon Bonaparte et son état-major font garder les troupes des points stratégiques de Paris et de la route de Saint-Cloud. Paris reste calme. La vie y continue comme d’habitude.

Le directeur Moulin avait proposé à ses collègues de s’emparer de Bonaparte et de le faire fusiller, mais il apprit bientôt que l’exécution d’un coup aussi audacieux n’était plus en son pouvoir; un détachement envoyé autour du Luxembourg lui fit abandonner son projet. La garde du Directoire se met d’elle-même à la disposition de l’auteur du coup de force, et les directeurs s’estiment heureux de pouvoir aller finir leurs jours dans l’obscurité et la retraite. .

Dans la nuit du 18 au 19 Brumaire[[[[Éditer | modifier le code]

Dans la nuit du 18 au 19 brumaire, le conseil bonapartiste s’est réuni à Paris, réuni à l’hôtel de Breteuil: l’ancien ministre des Affaires étrangères Talleyrand[[[[6], le ministre de la Police générale Joseph Fouché, les députés Lucien Bonaparte, Bérenger, Cabanis, Daunou, le directeur Sieyès, le commissaire général de l’administration postale (et chef du cabinet noir) Gaudin; une fraction du parti de Madame de Staël s’est également ralliée à Bonaparte. Tout doit être prêt pour le lendemain; toute la nuit est consacrée à l’écriture de toutes les pièces qui doivent être utilisées pour assurer le succès de leur entreprise[[[[7].

19 brumaire an VIII (10 novembre 1799)[[[[Éditer | modifier le code]

8 heures[[[[Éditer | modifier le code]

Salle des Cinq-Cents à Saint Cloud.

Les députés, souvent accompagnés de leurs familles, atteignent Saint-Cloud où l’animation est excellente. Dans le parc, bivouaquez la garde des Conseils et une dizaine d’entreprises du 79e demi-brigade. Le général Sérurier est chargé de la «protection» des Conseils. Dans le château, les ouvriers s’empressent d’aménager les bancs, les tribunes, les tentures. Au premier étage de l’aile droite du château, la galerie Apollo sert de salle de délibération pour le Conseil des Anciens. En l’absence d’autres grandes salles, le Conseil des Cinq-Cents siège dans l’Orangerie, au rez-de-chaussée, un bâtiment perpendiculaire au corps du château.

9h30 du matin; Paris[[[[Éditer | modifier le code]

Rue Chantereine, Napoléon Bonaparte discute avec les officiers et civils importants en charge de l’opération. Le succès ne semble pas certain.

11h00; Paris[[[[Éditer | modifier le code]

Escorté par un détachement de cavalerie, Bonaparte part pour Saint-Cloud.

12 h 30 Saint Cloud[[[[Éditer | modifier le code]

Bonaparte et son escorte arrivent au château de Saint-Cloud. Ils sont accueillis par divers cris: “Vive Bonaparte” pour les partisans du coup d’Etat, ou “Vive la Constitution!” Par les adversaires.

12h30, à l’Orangerie du château[[[[Éditer | modifier le code]

Lucien Bonaparte, président de Conseil des cinq cents, ouvre la réunion. Les jacobins parlent en premier. Nous crions: «Pas de dictature! A bas les dictateurs! Vive la Constitution! L’un d’eux décida que tous les députés devaient prêter serment de fidélité «à la Constitution de l’an III», que le coup d’État devait abolir.

14 h 00, Galerie Apollo[[[[Éditer | modifier le code]

La session de Conseil des anciens début. Plusieurs députés jacobins demandent des explications sur le “complot” qui a provoqué le transfert à Saint-Cloud.

15h, dans un salon de château[[[[Éditer | modifier le code]

Napoléon Bonaparte et Emmanuel-Joseph Sieyès s’impatientent. Bonaparte n’est pas très heureux d’apprendre que les Cinq-Cents doivent prêter serment à la Constitution.

15 h 30, Galerie Apollo[[[[Éditer | modifier le code]

Les aînés apprennent que trois administrateurs sur cinq ont démissionné. Ils demandent au Conseil des Cinq-Cents de désigner trente candidats à leur succession. La réunion est suspendue.

Napoléon Bonaparte, suivi de ses aides de camp, entre dans la salle. Il proteste contre ceux qui l’appellent ” nouveau César “,” nouveau Cromwell “, Et dire qu’il” veut établir un gouvernement militaire “. Il lance une harangue véhémente[[[[8].

«Et la Constitution?», Dit le député Étienne-Géry Lenglet en l’interrompant.

Bonaparte répondit qu’elle avait déjà été violée le 18 fructidor (4 septembre 1797), le 22 floréal (11 mai 1798), le 30 prairial (18 juin 1799). Cependant, il a parlé maladroitement, protestant son attachement à la liberté. On lui demande de nommer les conspirateurs. Il répond en disant sa confiance dans le Conseil des Anciens et sa méfiance à l’égard du Conseil des cinq cents “Où sont les hommes qui voudraient nous rendre la Convention, les comités révolutionnaires et les échafaudages”. Il finit par menacer d’appeler les soldats et quitte la galerie[[[[9].

Son discours est très mal accueilli par les députés, qui l’accusent de vouloir instaurer une dictature. C’est Bourrienne qui termine la discussion en exhortant son ami à quitter la salle: “Sortons, général, vous ne savez plus ce que vous dites”[[[[dix].

16 h 00, à l’Orangerie[[[[Éditer | modifier le code]

Après avoir prêté serment à la Constitution, les députés du Conseil des Cinq-Cents ont appris la démission du directeur Paul Barras. Ils discutent de la manière de le remplacer.

16 h 15[[[[Éditer | modifier le code]

Napoléon Bonaparte entre dans l’Orangerie de la Salle des Cinq-Cents, accompagné de quelques grenadiers. A son entrée, l’Assemblée procédait, dans la plus grande agitation, à l’appel nominal, de sorte que ses membres jurèrent de nouveau de défendre la Constitution.

A la vue de Bonaparte et de ses grenadiers, des imprécations résonnent de tous côtés[[[[11].

Nous crions: «Hors la loi! A bas la dictature! Vive la République et la Constitution de l’an III ». Quelques légers cris de «Vive Bonaparte» sont poussés.

Bonaparte, croyant que sa vie est menacée, s’en va, emporté par quatre grenadiers, sans pouvoir prononcer un mot.

L’opposition est forte: on sait, par exemple, que le Jacobin Augereau, membre des Cinq-Cents, était contre le coup d’État de Bonaparte, alors qu’il était l’un de ses généraux héroïques en Italie en 1796. Les deux frères Joseph-Antoine et Barthélemy Aréna, députés de la Corse aux Cinq-Cents, était farouchement hostile, au point que ce dernier était soupçonné d’avoir voulu jouer du poignard, avant que ce dernier ne soit accusé d’être impliqué dans le complot des poignards un an plus tard en octobre 1800 …

16h30, petit salon attenant à l’Orangerie[[[[Éditer | modifier le code]

Napoléon Bonaparte entre, y trouve Sieyès et lui dit: “Ils veulent me proscrire”. Sieyès lui répond: “Ce sont eux qui ont commencé”, et il ajoute qu’il faut faire marcher les troupes.

16 h 35, à l’Orangerie[[[[Éditer | modifier le code]

Le président Lucien Bonaparte, au Conseil des cinq cents, tente de défendre son frère, mais son discours est salué par des huées. Il a ensuite quitté son siège et l’a remis à Jean-Pierre Chazal.

Dans un grand désordre, certains députés réclament la mise hors la loi de Napoléon Bonaparte; d’autres, que son commandement des troupes soit retiré; d’autres, enfin, que Lucien Bonaparte reprenne la présidence pour mettre au vote le «hors-la-loi» (qui donne à tout citoyen le droit de tuer celui qui est désigné par un tel vote).

Lucien Bonaparte prend la présidence mais le tumulte continue. Lucien Bonaparte a ajourné la séance en s’exclamant: «Il n’y a plus de liberté ici. N’ayant plus les moyens de me faire entendre, vous verrez au moins votre président, en signe de deuil public, déposer ici les marques de la magistrature populaire ». En attendant, un piquet de grenadiers envoyé par le général Bonaparte entre dans la salle et l’emporte.

17h, le petit salon puis la cour[[[[Éditer | modifier le code]

Napoléon Bonaparte, sur la fausse nouvelle qu’il a été mis hors la loi se précipite vers la fenêtre et crie “Aux armes!” Puis il passe dans la cour où il est rejoint par son frère, ils montent à cheval.

Lucien Bonaparte déclare que << L'immense majorité du Conseil est, en ce moment, sous la terreur de quelques représentants avec des stylets […] qui se sont interdits […] Vous ne reconnaîtrez comme législateurs français que ceux qui viendront à moi. Quant à ceux qui restent dans l'Orangerie, forcez-les à les expulser. Ces brigands ne sont plus les représentants du peuple; ce sont les représentants de la dague. "

Napoléon Bonaparte parle: «Soldats, je vous ai conduits à la victoire; est-ce que je peux compter sur toi? »Clameurs:« Oui, oui! Vive le général! “.

C’est Lucien Bonaparte qui encouragera les troupes à mettre de l’ordre dans les assemblées. C’est ce jour-là qui est à l’origine du «mythe de la dague» disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l’armée.

17 h 30, à l’Orangerie[[[[Éditer | modifier le code]

Après le départ de Lucien Bonaparte, les députés continuent de discuter dans le tumulte. Ils entendent des roulements de tambour et les cris de “Vive Bonaparte”. Napoléon Bonaparte donne l’ordre d’investir la salle de l’Orangerie, et les soldats, baïonnettes au canon, en font volontairement ou de force tous les députés qui s’y trouvent. Le général Victor-Emmanuel Leclerc se présente et déclare: «Citoyens représentants, nous ne pouvons plus répondre de la sécurité du Conseil, je vous invite à vous retirer. “Après quelques lignes, Joachim Murat s’exclame:” Sortez tout le monde de moi! “. La légende veut que les députés passent par les fenêtres du parc, abandonnant leurs robes.

Des mesures ont été prises par le secrétaire général de la police Fouché pour que les députés, en quittant Saint-Cloud, ne puissent pas rentrer immédiatement à Paris, afin de les empêcher de réformer leur assemblée en ville.

18 h 45, Galerie d’Apollon[[[[Éditer | modifier le code]

Apprenant ce qui vient de se passer à l’Orangerie, le président des Anciens Cornudet a adopté le décret suivant: «Le Conseil des Anciens, en attendant le départ à la retraite du Conseil des Cinq-Cents, décrète ce qui suit: quatre des membres du Conseil exécutif ayant démissionné et le cinquième étant placé sous surveillance, une commission exécutive provisoire sera nommée, composée de trois membres . “

En outre, l’organe législatif est ajourné au 1euh nivôse an VIII (22 décembre 1799). UNE Commission intermédiaire pris dans le Conseil des Anciens exerce pendant ce temps le pouvoir législatif.

19h, petit salon[[[[Éditer | modifier le code]

Napoléon Bonaparte et Emmanuel-Joseph Sieyès ne sont pas satisfaits de ce décret qui considère que les députés du Conseil des Cinq-Cents ont disparu. Ils décident de réunir les députés de ce Conseil qui leur sont favorables et que l’on peut trouver.

21h, à l’Orangerie[[[[Éditer | modifier le code]

Jean Bérenger (1767-1850), auteur de la résolution de ralliement au coup d’État.

Lucien Bonaparte prend la présidence du Conseil des cinq cents, mais le tumulte continue. De retour au fauteuil, il ouvre la séance en déclarant la chambre légalement constituée. Bérenger prend immédiatement la parole, prononcera et votera la motion d’ordre de ralliement qui changera l’histoire.

Par un discours habile, il dresse le tableau des dangers que la représentation nationale, Bonaparte et la liberté avaient courus ce jour-là; il fait alors ressortir les avantages d’une victoire à laquelle on doit la fin de la Révolution, et obtient aisément cette déclaration unanime, que Bonaparte, ses généraux, ses troupes avaient bien méritée du pays.[[[[12],[[[[13] :

“Gloire et gratitude à Bonaparte, aux généraux, à l’armée, qui a délivré le corps législatif de ses tyrans sans verser une goutte de sang […]. Le jour du 19 brumaire est celui du peuple souverain, d’égalité, de liberté, de bonheur et de paix. Elle mettra fin à la Révolution et fondera la République, qui n’existait encore que dans le cœur des républicains[[[[14].

Après cette victoire, dans la soirée, les conspirateurs rédigèrent eux-mêmes tous les actes pour sanctionner le mouvement militaire qui avait expulsé les représentants de leurs fonctions le jour de la 19 brumaire. Dans l’orangerie de Saint-Cloud, les initiés à la conspiration délibèrent seuls comme une assemblée légale, la nuit, à la lueur de quelques bougies, ici et là posées sur des bancs. Parmi les membres les plus importants des deux Conseils sont présents notamment Cabanis, Bérenger, Boulay (de la Meurthe), Chazal, Lucien Bonaparte, Chénier, Creuzé-Latouche, Daunou, Gaudin, Crétet[[[[15]

20 brumaire année VIII (11 novembre 1799)[[[[Éditer | modifier le code]

4 heures[[[[Éditer | modifier le code]

Après cette victoire, Lucien propose au Conseil des Anciens de réorganiser un nouveau Conseil des Cinq-Cents, éliminant ceux de ses membres qui tenaient obstinément pour l’ancienne constitution. La proposition est prise en considération; la réunion des Cinq-Cents a lieu à l’Orangerie, et l’exclusion de soixante et un députés est décrétée.

Les deux Conseils abolissent le gouvernement de direction d’un commun accord; une Commission consulaire exécutive doit être nommé pour la révision de la Constitution. Sieyès, Napoléon Bonaparte et Ducos héritent du pouvoir de direction; les trois Consuls prêtent serment devant les deux Conseils d’être fidèles «à la souveraineté du peuple, à la République unie et indivisible, à la liberté, à l’égalité et au système représentatif. “.

le Commission intermédiaire est composé de deux groupes de vingt-cinq élus du Conseil des cinq cents anciens. Il y a des hommes comme Cabanis, Lucien Bonaparte, Daunou et Bérenger … Tous sont chargés d’approuver les mesures législatives qui “nécessitent de nouvelles conjonctures“. Ils siègent d’abord aux Tuileries, puis au Petit Luxembourg, et rédigeront la Constitution de l’année VIII, signé le 22 Frimaire année VIII (13 décembre 1799), sous les yeux de Bonaparte[[[[16].

Au lendemain du coup d’État, le 20 brumaire, la première décision importante du Premier Consul fut de nommer Gaudin au poste particulièrement important de ministre des Finances. Ce sera l’un de ses plus proches collaborateurs, puisqu’il exercera ces fonctions dans tout le Consulat et l’Empire, à partir de 20 brumaire année VIII (11 novembre 1799) au 1euh Avril 1814, puis pendant la Cent jours, du 20 mars au 22 juin 1815. Bérenger, quant à lui, sera éphémère président du Tribunat en mars-avril 1800, et surtout membre éminent du Conseil d’État.

Réaction du public[[[[Éditer | modifier le code]

Les rapports de police rapportent le bon accueil que la population donne aux événements. Le 22 brumaire, le Bureau central notait: «Sur les visages comme dans les entretiens, on peut voir des signes de réelle satisfaction. […] Dans le style de la plupart des écrivains [de journaux] il est facile de voir qu’ils partagent la satisfaction générale. […] En général, le jour de 18 brumaire suscite autant de satisfaction que d’espoir pour l’amélioration du régime républicain. ”

Un rapport du 23 brumaire confirme “le véritable enthousiasme avec lequel la proclamation d’une loi du 19 brumaire a été entendue. Partout elle a été suivie de cris de: vive la république! Vive Bonaparte! Paix!” Il ajoute qu ‘”il y en a peu. observations de journaux à faire [[[[17]. ”

2 année nivôse VIII (23 décembre 1799)[[[[Éditer | modifier le code]

Bérenger parle[[[[18] devant la Commission du Conseil des cinq cents; il est chargé de démontrer aux membres des conseils législatifs qu’ils doivent se rallier:

«Le Premier Consul doit s’empresser de prendre le pouvoir. Nous sommes poussés à l’extérieur, dit-il, par la guerre étrangère; à l’intérieur, la chouannerie fait des progrès alarmants. Nous avons la paix intérieure et extérieure à conquérir, et nous ne pouvons l’atteindre qu’avec une règle constitutionnelle. La nation l’attend avec impatience, l’enthousiasme public reproduira l’apogée de 1789 soutenu par le consentement du peuple, le gouvernement deviendra cher à nos alliés, terrible à nos ennemis, et maître des traités. La loi du 19 brumaire fixe la réunion du corps législatif pour le premier ventôse; mais le salut du pays ne souffre pas du report[[[[18] ! ”

«La voix publique nous exhorte à accélérer ce moment souhaité. L’intérêt général et les nôtres, nos vœux et ceux de la nation appellent l’époque heureuse qui doit mettre fin à la Révolution et fixer irrévocablement les hautes destinées du plus grand de tous les peuples. ”

Bérenger proposa alors une loi fixant l’inauguration du pacte constitutionnel pour le lendemain.[[[[19].

Dans cette loi, il fixa au 4 nivôse l’établissement des consuls et la première session du Sénat conservateur; et annonce la dissolution officielle des Conseils des Cinq-Cents et des Anciens lorsque le Sénat conservateur communique les nominations des membres du Tribunat et de la Législature[[[[18].

L’année 4 Nivôse VIII (25 décembre 1799)[[[[Éditer | modifier le code]

Bonaparte, Cambacérès et Lebrun, les premier, deuxième et troisième consuls, pourraient immédiatement arriver au pouvoir, après avoir présenté au peuple la Constitution de l’an VIII en terminant par ces mots: «Citoyens, la révolution est fixée sur les principes qui l’ont déclenchée; elle a fini[[[[20] ! “

Le Consulat se met en place, régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir: la France entre dans une nouvelle période de son histoire en se préparant à confier son destin à un empereur. Cambacérès est un ancien député de la Convention régicide et Lebrun un monarchiste modéré; ainsi le Consulat présente à sa tête des sensibilités très diverses. Sieyès est président du Sénat conservateur, vice-président de Ducos.

Le Sénat conservateur tient sa première session et nomme les membres du Tribunat et du Corps législatif, ce qui entraîne la dissolution des conseils.

Remarques[[[[Éditer | modifier le code]

Références[[[[Éditer | modifier le code]

  1. Jean Gabriel Maurice Rocques, Histoire de France: depuis l’année 1825 jusqu’à l’avènement de Louis-Philippe, Paris, Moutardier,
  2. Romuald Szramkiewicz, Les régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l’Empire, Genève, Librairie Droz,
  3. Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand: Le prince immobile, Fayard, 2003, p. 259-266.
  4. «La République périssait; vous l’avez su et votre décret vient de la sauver; malheur à ceux qui voudraient le trouble et le désordre! Je les arrêterai. Qu’on ne cherche pas dans le passé des exemples qui pourraient retarder votre marche. Votre sagesse a rendu ce décret; nos bras sauront l’exécuter; nous voulons une république fondée sur la vraie liberté, sur la liberté civile, sur la représentation nationale. Nous l’aurons, je le jure, je le jure en mon nom et en celui de mes camarades d’armes. “
  5. «Qu’avez-vous fait de cette France que je vous ai laissée si florissante? Je vous ai laissé la paix, je retrouve la guerre. Je vous ai laissé des victoires, je retrouve des revers. Je vous ai laissé les millions de l’Italie, et je retrouve partout des lois spoliatrices et la misère. Qu’avez-vous fait de 100 000 Français que je connaissais, tous mes compagnons de gloire? ils sont morts. Cet état de choses ne peut durer; avant trois ans il nous mènerait au despotisme. Mais nous voulons la République, la République assise sur les bases de l’égalité, de la morale, de la liberté civile, de la tolérance politique. Il est temps enfin que l’on rende aux défenseurs de la patrie la confiance à laquelle ils ont tant de droits; à entender quelques factieux, bientôt nous serions tous des ennemis de la République, nous, qui nous affermie par nos travaux et notre courage; nous ne voulons pas de gens plus patriotes que les braves qui ont été mutilés au service de la patrie. “
  6. Il a été remplacé par Charles-Frédéric Reinhard le 20 juillet 1799.
  7. Pendentif L’Europe le Consulat et l’Empire de Napoléon. Tome 1 / par M. Capefigue …. Auteur: Capefigue, Baptiste (1801-1872). Éditeur: Pitois-Levrault et Cie (Paris). Date d’édition: 1840 Source: Bibliothèque nationale de France, département
  8. «On parle d’un nouveau César, d’un nouveau Cromwell; on répand que je veux établir un gouvernement militaire. Si j’avais voulu usurper l’autorité suprême, je n’aurais pas besoin de recevoir cette autorité du Sénat. Le conseil des Anciens est investi d’un grand pouvoir, mais il est encore animé d’une plus grande sagesse; ne consultez qu’elle; prévenez les déchirements. Évitons de perdre ces deux choses, pour que nous ayons fait tant de sacrifices: la liberté et l’égalité. “

  9. «La Constitution, réplique Bonaparte avec l’accent de la colère; la constitution! Osez-vous l’invoquer? Vous l’avez violée au 18 fructidor, au 22 floréal, au 30 prairial. Vous avez, en son nom, violé tous les droits du peuple. Nous fonderons, malgré vous, la liberté et la République. Aussitôt que les dangers qui m’ont fait conférer des pouvoirs extraordinaires ont cessé, j’abdiquerai ces pouvoirs.

    – Et quels sont ces dangers? lui cria-t-on.

    – S’il faut s’expliquer tout à fait, je dirai que Barras et Moulins m’ont proposé eux-mêmes de renverser le gouvernement. Je n’ai compté que sur le conseil des Anciens; je n’ai point compté sur le conseil des Cinq-Cents, où se trouvent des hommes qui voudraient nous rendre la Convention, les échafauds, les Comités révolutionnaires. Je vais m’y rendre ; et si quelque orateur, payé par l’étranger, parlait de me mettre hors la loi, qu’il prenne garde de porter cet arrêt contre lui-même. S’il parlait de me mettre hors la loi, j’en appelle à vous, mes braves compagnons d’armes, à vous, mes braves soldats que j’ai menés tant de fois à la victoire.
    Je m’en remettrais, mes vrais amis, à votre courage et à ma fortune. ”

  10. Le 18 Brumaire/Napopédia », sur www.napopedia.fr
  11. « Ici des sabres ! Ici, des hommes armés ! À bas le tyran ! À bas le dictateur ! Hors la loi le nouveau Cromwel ! “ Le député Destrem lui frappe sur l’épaule, et lui dit : « Voilà donc pourquoi vous avez remporté tant de victoires ! “ Le député Bigonnet le saisissant par les deux bras : « Que faites-vous, lui dit-il, que faites-vous, téméraire ? vous violez le sanctuaire des lois. “
  12. [InHistoiredeNapoléondesafamilleetdesonépoque :aupointdevuedel’influencedesidéesnapoléoniennessurlemondeTome3/parÉmileBéginAuteur :BéginÉmile-Auguste-Nicolas-Jules(1802-1888);Éditeur :Plonfrères(Paris)Dated’édition :1853-1854Source :BibliothèquenationaledeFrancedépartement[InHistoiredeNapoléondesafamilleetdesonépoque :aupointdevuedel’influencedesidéesnapoléoniennessurlemondeTome3/parÉmileBéginAuteur :BéginÉmile-Auguste-Nicolas-Jules(1802-1888) ;Éditeur :Plonfrères(Paris)Dated’édition :1853-1854Source :BibliothèquenationaledeFrancedépartement[InHistoiredeNapoléondesafamilleetdesonépoque :aupointdevuedel’influencedesidéesnapoléoniennessurlemondeTome3/parÉmileBéginAuteur :BéginÉmile-Auguste-Nicolas-Jules(1802-1888);Éditeur :Plonfrères(Paris)Dated’édition :1853-1854Source :BibliothèquenationaledeFrancedépartement[InHistoiredeNapoléondesafamilleetdesonépoque :aupointdevuedel’influencedesidéesnapoléoniennessurlemondeTome3/parÉmileBéginAuteur :BéginÉmile-Auguste-Nicolas-Jules(1802-1888) ;Éditeur :Plonfrères(Paris)Dated’édition :1853-1854Source :BibliothèquenationaledeFrancedépartement
  13. [Textedesarésolution[Textedesarésolution[Textedesarésolution[Textedesarésolutionin extenso, pages 226/227 de l’Histoire parlementaire de la Révolution française, ou Journal des assemblées nationales depuis 1789 jusqu’en 1815 : contenant la narration des événements… précédée d’une introduction sur l’histoire de France jusqu’à la convocation des États-Généraux. Tome 38 / par P.-J.-B. Buchez et P.-C. Roux/ Auteur : Buchez, Philippe-Joseph-Benjamin (1796-1865)/ Auteur : Roux-Lavergne, Pierre-Célestin (1802-1874)/ Éditeur : Paulin (Paris). Date d’édition : 1834-1838
  14. M. V. Lombard, Le dix-huit brumaire, ou Tableau des évènements qui ont amené cette journée, des moyens secrets par lesquels elle a été préparée, des faits qui l’ont accompagnée, et des résultats qu’elle doit avoir, Paris, chez Garnery,
  15. Jean-Baptiste Honoré Raymond Capefigue, L’Europe pendant le Consulat et l’Empire de Napoléon, Bruxelles, Wouters, Raspoet et Company,, (lire en ligne), p. 72
  16. Précis historique des assemblées parlementaires et des hautes cours de justice en France de 1789 à 1895, d’après les documents officiels, par Léon Muel… (janvier 1896.). Auteur : Muel, Léon. Éditeur : Guillaumin (Paris). Date d’édition : 1896. Source : Bibliothèque nationale de France, département
  17. François-Alphonse Aulard, Paris sous Le Consulat, Recueil de documents pour l’histoire de l’esprit public à Paris, T.I, L. Cerf, Noblet, Quantin, Paris, 1903, pp.2,4, https://books.google.fr/books?id=ZOALAwAAQBAJ&pg=PA2&lpg=PA2&dq=%22physionomies+comme+dans+les+entretiens%22&source=bl&ots=txRSBSsc09&sig=os3q0C8oXnxcRIi6vLPLMj3dSCU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwji3p-HkODSAhWJOBoKHViuASoQ6AEIITAA#v=onepage&q=%22physionomies%20comme%20dans%20les%20entretiens%22&f=false
  18. a b et cJean Bérenger, Rapport fait par Bérenger sur la mise en activité de la Constitution : Séance du 2 nivôse an VIII, Corps législatif. Commission du Conseil des cinq cents., (lire en ligne)
  19. Mémoire pour servir à l’histoire de France sous le gouvernement de Napoléon Buonaparte et pendant l’absence de la maison de Bourbon. [Volume 3] /… par J.-B. Salgues. Auteur : Salgues, Jacques-Barthélemy (1760-1830). Éditeur : L. Fayolle (J.-G. Dentu) (Paris). Date d’édition : 1814-1826. Source : Bibliothèque nationale de France, 8-Lb44-299 (3)
  20. [L’UniversFranceannaleshistoriquesT2/parMPhLeBasLeBasPhilippe(1794-1860)Éditeur :Firmin-Didotfrères(Paris)Dated’édition :1840-1843Source :BibliothèquenationaledeFrance[L’UniversFranceannaleshistoriquesT2/parMPhLeBasLeBasPhilippe(1794-1860)Éditeur :Firmin-Didotfrères(Paris)Dated’édition :1840-1843Source :BibliothèquenationaledeFrance[L’UniversFranceannaleshistoriquesT2/parMPhLeBasLeBasPhilippe(1794-1860)Éditeur :Firmin-Didotfrères(Paris)Dated’édition :1840-1843Source :BibliothèquenationaledeFrance[L’UniversFranceannaleshistoriquesT2/parMPhLeBasLeBasPhilippe(1794-1860)Éditeur :Firmin-Didotfrères(Paris)Dated’édition :1840-1843Source :BibliothèquenationaledeFrance

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